Les noces d'émeraude... - Le Blog de la Visite Virtuelle en Alsace
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Publié par CLF STUDIO, photographe à Strasbourg

40 années passées derrière un appareil photo... et ce n'est pas terminé !! En 1974, après avoir fait mes premières armes avec un Kodak Retinette (Une antiquité déjà à cette époque) puis un reflex Exakta Varex (autre vénérable marque allemande des années 50/60) j'ai fait l'acquisition d'un Canon FTb.

Kodak_Retinette_IA.jpg800px-Exakta Varex IIb ca 1964-2753,

Ce boîtier reflex, considéré comme amateur par opposition au Canon F1, apporte alors de réelles avancées pour le photographe comme le chargement rapide et sécurisé du film. La précision de l'entrainement est telle qu'il est possible de retirer un film en cours d'exposition et de replacer la bobine sans perdre une vue ou risquer un chevauchement. Quel dommage que le F1 n'ait pas bénéficié de ce système de chargement et d'entrainement !!

Sa réputation de solidité (certains se sont vantés de l'avoir utilisé pour planter des clous !!) n'est plus à faire. C'est probablement l'un des appareils les plus fiables jamais construits par la marque, avec son grand frère le F1. La plupart des exemplaires fabriqués sont encore opérationnels de nos jours.

Canon FTb de 1974

Le Canon FTb est entièrement mécanique, une pile bouton PX625 alimente le posemètre et c'est tout, il n'y a aucune électronique embarquée. La photo ci-dessus montre la deuxième version du FTb avec son levier retardateur identique à celui du F1, le levier d'armenent plastifié et le volet de protection de la prise de synchro flash. A noter que sur cet exemplaire la bague de verrouillage du déclencheur est manquante.

La mesure de l'exposition à prédominance centrale est un modèle de précision et de fiabilité. La consommation électrique étant insignifiante, l'autonomie électrique relègue à bonne distance les boîtiers modernes ! Au pire, sans pile, il était encore possible de prendre des photos en se passant du posemètre bien entendu.

Que dire du viseur ? Immense et lumineux avec un dépoli de grande qualité qui permet un réglage fin de la mise au point. Au besoin, une couronne de microprisme assure un confort supplémentaire. Pas de stigmomètre, sur le FTb dont le viseur n'est pas interchangeable contrairement au F1. Comparé aux viseurs trous de sérrure des boîtiers numériques, le FTb, comme tous les boîtiers argentique, avait vraiment plusieurs longueurs d'avance !! Si vous avez un jour l'occasion de coller votre oeil à l'intérieur de l'un de ces viseurs, vous risquez fort de ne plus vouloir regarder à l'intérieur de votre appareil numérique. Je crois même que le viseur du F1 devait être plus grand et plus lumineux que celui des EOS1 actuels !!!

On l'aime ou on le déteste, le bruit du déclenchement du FTb est comparable à celui d'une machine à coudre !!! Pas de doûte c'est un reflex... Avec cet objet vous ne passez pas inaperçu. Faire des photos durant un concert classique ou même de jazz relève de l'exploit. A partir du 1/8ème de seconde on entend clairement le mécanisme de retard du second rideau ce qui donne une séquence musicale du genre : Tchaaack...Zooooom...Tchaack du plus bel effet sonore. Puis vient ensuite le réarmement du film et de l'obturateur, ces deux mouvements étant bien entendu assurés manuellement.

La gamme des objectifs FD de l'époque, sans être aussi large que la gamme EF actuelle, possède quelques beaux cailloux dont le très bon et très abordable FD 50 mm 1.8. Coté zoom, il y a le fameux FD 35-105 mm F3.5 à ouverture constante. Ce zoom est encore très recherché par les vidéastes.

Quelques années plus tard, j'ai acheté un Canon AE1. Mais son mode d'exposition automatique par priorité à la vitesse me convient mal, alors la plupart du temps je l'utilise en manuel, comme le FTb ! Je l'ai revendu pour acheter un F1 d'occasion. Il a tout du FTb, avec en plus un visueur interchangeable que je n'ai jamais remplacé, et la possibilité d'ajouter un moteur d'entrainement rapide. Voici à quoi ressemblait un F1 entièrement équipé :

Boîtier Canon F1 Old avec moteur

Ce F1 m'a accompagné partout ou presque, Gabon, Cameroun, Angola, Congo, Algérie, Emirats Arabes Unis et Etats Unis. Inutile de s'attarder sur ce mythe de la gamme Canon, il n'a pas besoin de publicité. Ce poids lourd est doublé par un T50. Ce réflex entièrement automatique, non débrayable, à peine plus gros qu'un compact permet de passer relativement inaperçu en se faisant passer pour un touriste. Gros avantage, il est alimenté par des piles alcalines standard au format AA. Sa simplicité, pour ne pas dire sa rusticité à été dénoncée par les critiques de l'époque affamés de fonctions aussi inutiles que complexes et surtout source de panne. Le T50 équipé du très bon FD 28 mm 2.8 fait du bon boulot et c'est tout ce que j'attends de lui. Après plus de deux ans et des séjours dans des conditions peu favorables pour un appareil photo et surtout son électronique embarquée, je l'ai revendu à mon retour en France. La coque plastique avait mal vécu mais l'électronique était toujours en état de marche.

Canon T50 full auto et full plastoc

Juste avant les premiers EOS à mise au point automatique, je me suis procuré un T90. J'ai peu de souvenirs de ce boîtier, surnommé par la presse spécialisée japonaise "Le Tank", il fait son boulot, point barre. Munis de trois moteurs électriques, un pour l'obturateur et deux pour l'avancement et le rembobinage du film, il est alimenté par des piles type AA ce qui pour moi était un gros avantage. Qui a connu les introuvables et inabordables piles 2CR5 sait de quoi je parle ! 

Canon T90 dernier reflex pro non autofocus

Le T90 a été secondé dans un premier temps, puis remplacé par le tout premier réflex à proposer la mise au point automatique, l'EOS 650. Equipé d'un EF 35-105 3,5-4,5. c'est un ensemble très moyen qui à ce moment convient parfaitement à mes besoins. Je l'ai conservé pendant plus de 15 ans avant de passer au numérique avec un appreil de type compact, puis des boîtiers réflex par la suite.

Le tout premier appareil reflex à mise au point automatique

Voilà qui clôt mes 30 premières années de photographie argentique. C'est en effet en 2004 que je suis passé au numérique et ai démonté mon labo noir&blanc et couleurs C41.


CLF STUDIO Photographe agree

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Olivier 20/03/2016 08:01

Salut.
Ah enfin une appréciation positive sur ce T50 (et T70).
Olivier